Mots, couleurs, images, saveurs… d’été.

DSC_0144-003Langoureuse lenteur, détente intérieure, ressourcement du corps, harmonie du cœur.
Délicieuses odeurs, patchwork de couleurs, ouverture des sens, farniente de l’âme, alanguie et calme.
 
Invitation au voyage, aventure exquise, évasion DSC_0154lointaine, chaleur sensuelle, sable chaud, mer d’azur, bleu turquoise, soleil enveloppant…

DSC_0261Peau apaisée, reflets dorés, perles de pluie, brise légère, douceur du soir, cliquetis de l’eau, musiques du monde, chant intérieur, nature sauvage, ancrage divin, nage aérienne, les yeux vers le ciel…
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Marcher pieds nus dans l’herbe mouillée.  
Baie d'Oléron023
Aller dans les bois et se sentir purifiés/ressourcés/apaisés. 100_1588Forts.
 Respirer l’Amour dans l’Air.
 
DSC_0049S’allonger sur une plage de galets et profiter d’un massage du dos naturel. Mmmmm….Relâcher….
SAM_1712Randonner d’un point à l’autre, itinéraire bien étudié, visites trépidantes au timing serré, ou bien balades improvisées.
SAM_2822D’un pas rapide ou plus lent, selon les jours et son désir. Se laisser porter par son rythme.
 
Baignades
improvisées.                                                                                                                                  
SAM_1746Bains de minuit bercés par le doux son des vagues, bains de journée passés à défier leur puissance …
 
Humer l’air marin.
SAM_2810S’offrir un plein de lectures, un plein de culture, un plein de tendresse, un plein d’allégresse. Des goûts et des saveurs variés, tout en finesse, de délicieux mets dégustés en terrasse, un cocktail au bar…Entamer un pas de danse, ou plusieurs.
S’éclater sur la piste si l’on veut.
Rire. Rencontrer. Partager
SAM_2857Lâcher prise.

Bretagne2007-2e film030S’accorder un moment de solitude privilégiée, retrait volontaire pour se refaire…Un plein d’énergie. 
 
 
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Observer la couleur des blés.
100_0313-1Les champs à perte de vue. 
Ecouter le silence.
 
Baie d'Oléron032Au choix, cumulable et non exhaustif: grandes virées familiales, amicales, amoureuses, en solo…à vélo, en tandem, à moto, en bateau. En train.
A pied, à cheval, en décapotable les cheveux au vent,
en bus bringuebalant. SAM_1892
Dans l’avion vers des contrées inexplorées, ou qu’on se réjouit de revisiter.
 
DSC_0138Un temps pour partir.
Ou pour se poser.   DSC_0018
Ou bien les deux.
Oublier le temps.
Tout oublier pour un temps.
Se nettoyer.
Se perdre dans le temps, ne plus savoir quel jour on est, ah que c’est bon.
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Passer du temps à compter les heures…Et s’en délecter !
Savourer le temps qui s’écoule lentement…
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…et prendre plaisir à en découvrir chaque instant.
Sentir.
SAM_2876Aller voir ailleurs, ou rester ici.
Faire la sieste au pied des pommiers…100_0594
Se sentir reliés, unifiés. De toute façon.
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Voilà quelques évocations…Sentez ce qui vous inspire, mélangez les mots, piochez ici ou là ou prenez tout à la fois. A votre guise.
Et sans doute avez-vous vos propres combinaisons. Sinon, à vous de les inventer !
Passez un merveilleux été, ou que vous soyez.
Alexandra
photos: © Alexandra Coenraets
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Lettre à la petite fille

Voici une lettre que j’ai écrite il y a deux ans, pour moi. De moi à moi. Une réparation symbolique. Elle s’adresse à la petite fille que j’étais, qui fut profondément blessée et a refoulé une grande partie de ses émotions. Je l’ai relue ce matin. J’ai eu besoin de la relire. La petite est encore très méfiante. Elle a besoin d’entendre, de réentendre qu’elle « peut ».

En la relisant, je l’ai modifiée, complétée, à la lumière de mon évolution.

Ma chère petite Alexandra,

Tu as mal, je le sais, je le sens.

C’est normal.

Tu veux prendre ta place et tu te dis que tu n’y as pas droit. On ne t’a pas donné le droit de prendre cette place. Ce n’est pas toi, ce sont les adultes autour de toi qui t’en ont empêchée.

C’est extraordinairement douloureux.

Ce n’est pas ta faute.

Tu n’es pas responsable des agissements de tes parents. La honte est sur eux, sur les personnes qui ne t’ont pas protégée, et qui auraient dû, pas sur toi.

Pas sur toi, c’est important que tu l’entendes, parce que je sais que tu te sens coupable.

Ils ne pouvaient pas faire autrement, mais n’étaient pas de bons parents et tu as le droit d’être en colère.

Cette colère est légitime, tu peux la ressentir en toi, pleinement. Personne ne va mourir parce que tu ressens de la colère.

Tu peux prendre le temps de relire ces mots, de les intégrer, de les digérer. Bravo d’avoir le courage de me lire !

Ta déception est légitime, ta peine aussi. Tu es triste, très triste. Je comprends ta peine, et ta difficulté. Tu t’es sentie abandonnée, et c’est vrai que tu l’as été. On ne t’as pas écoutée !

Je comprends ta colère. Je la reconnais. C’est immonde de t’avoir traitée ainsi, c’est vrai, immonde.

Tu peux laisser les émotions que tu ressens trouver un espace en toi, pour les faire circuler. J’aime quand tu respires.

Je te reconnais toi, Alexandra, tu existes comme un être humain à part entière. Tu as le droit d’exister. Personne ne peut t’enlever ce droit.

Je comprends tes besoins. Tu as le droit d’avoir des envies, des souhaits, des désirs rien qu’à toi.

Tu ne veux plus de tout ce passé, tu as porté beaucoup trop de choses, c’était très lourd. Très dur. Ce n’était pas à toi de porter tout cela. Ce poids ne t’appartient pas.

Personne n’a le droit de t’en vouloir si tu le lâches.

100_1353Je sais que tu ne veux plus avoir peur. Tu as besoin de douceur, de tendresse, d’amour, d’affection. De câlins. Tu peux t’en donner, en demander, choisir à qui tu en demandes, à qui tu en donnes et combien ! C’est bon de lire ça, n’est-ce pas ? Oui ma chérie, ces besoins sont légitimes. Tu es digne d’être aimée.

Je sais que tu es très forte, mais tu n’as plus besoin de serrer les dents, maintenant. Je suis là. Tu as le droit de te détendre, de prendre ton temps, de t’apaiser.

Tu veux vivre, prendre ta place et tu y as droit. Ne te préoccupe pas de ce que les autres pensent de toi, ce n’est pas ton problème.

Je te laisse cette place. Une place à toi, rien qu’à toi, un endroit où tu te sens aimée et libre. Ton espace, que personne ne viendra plus envahir, je te le promets ! Je respecte cet espace.

Sache que je t’aime et t’aimerai toujours.

Tu es belle, douée, intelligente, unique, exceptionnelle ; une petite fille pleine de qualités, de ressources et de courage.

Oui tu peux le croire, tu peux en être sûre.

Je suis fière de toi. 

Je t’aime et suis là pour toi. Tu n’as pas besoin d’être parfaite. Je t’aime pour ce que tu es et je n’ai pas besoin que tu sois une autre; j’admire vraiment ton courage et ta ténacité. Chapeau ! Tu as aussi le droit de faire des erreurs; je sais que tu en as honte, mais même tes défauts, je les aime.

Je suis ta « bonne mère », une vraie maman, je prends soin de toi, je t’encourage, te soutiens, tu peux me faire confiance. Tu peux te faire confiance.

Tu peux aller à ma rencontre.

Te lover dans mes bras comme un bébé. Ne crains rien. Je te berce quand tu en as besoin. Je te laisse explorer ton environnement quand tu en as besoin. Je veille.

Je sais que ce n’est pas facile pour toi de faire confiance, et je le comprends. Pas à pas. Sache que moi aussi, j’ai besoin de toi !

Ensemble nous sommes fortes. Nous sommes unies, nous sommes alliées et nous nous complétons. Je te protège, sois rassurée. La vie est difficile, mais nous y faisons face. Cette terreur inscrite en toi n’est plus nécessaire, je t’assure. La vie peut être douce et calme aussi. Sans tempêtes.

Je suis là pour toi. Je te laisse ta place, à ton rythme.

Je t’aime.

Alexandra, parent nourricier, 39 ans.

Donner et recevoir dans la fluidité.

S’autoriser à recevoir ce qui est bon pour soi, et à refuser ce qui ne l’est pas…s’apprend, et change avec le temps. Et ça commence aussi par « se donner » à soi ce dont on a besoin. Oui, j’ai donné, donné sans fin, même sans m’en rendre compte, au point de vue émotionnel, énergétique. Je sacrifiais une partie de moi, je donnais, donnais, parce que je pensais que je n’en valais pas la peine, je ne savais pas donner à cette partie de moi niée. On m’a donné aussi, certes, mais ai-je pu le recevoir ? Et la partie qui en avait le plus besoin restait cachée, comment pouvait-on lui donner, comment pouvait-elle recevoir ? Aujourd’hui, je me donne et donc, je me laisse, je crois de plus en plus, accueillir, recevoir le bon et refuser ce qui ne me convient pas. Merci.

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