Sur la fameuse séquence « on peut jouir lors d’un viol »

Cette séquence vidéo a fait grand bruit (et avec raison) la semaine dernière:

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/brigitte-lahaie-indigne-caroline-de-haas-en-declarant-qu-on-peut-jouir-lors-d-un-viol-1022005.html

Oui, on peut jouir lors d’un viol…Mais ce n’est qu’une jouissance mécanique, il est essentiel de ne pas confondre ! C’est là le danger, car des femmes peuvent se culpabiliser d’avoir joui et c’est toute leur vie sexuelle qui est foutue après ça ! De même qu’un enfant abusé peut ressentir un plaisir mécanique, parce que le corps est fait comme il est, et on ne va pas dire pour autant qu’il a consenti aux violences dont il est victime, n’est-ce pas ? Ce « faux plaisir » est tellement destructeur pour la suite, et je sais de quoi je parle. Il faut donc bien erradiquer les violences sexuelles pour donner toute la place au désir des femmes.

Pour une explication plus complète des séquelles du viol en général, dont le phénonème tout aussi destructeur de l’intériorisation du plaisir de l’agresseur par la victime, voir cet article: http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/11/brigitte-lahaie-et-catherine-millet-sur-le-viol-ce-que-la-science-leur-repond_a_23330796/

Bon anniversaire…

Bon anniversaire, mon blog…Un peu en avance, c’est sûr. Le 28 de ce mois, tu auras cinq ans, déjà. Les paroles s’envolent et les écrits restent, dit-on, et c’est heureux.

En alternance avec des moments de joie et de grande fierté, j’eus aussi, souvent, honte de toi. T’assumer n’était pas simple. Il y avait de quoi, tu n’étais pas politiquement correct. Souvent, j’ai pensé que tu dérangeais (tu as dérangé, d’ailleurs, je le sais) l’ordre des choses bien agencées. Tu dérangeais les gens bien sous tous rapports (en apparence), parce que tu les dénonçais justement, ces apparences. Bref, on se comprend.

Ma plume est-elle aussi alerte qu’à tes débuts ? Elle n’est pas toujours égale, certes, mais je fais de mon mieux. Qu’en penses-tu, mon blog ? Malgré mes craintes, j’ai réussi à t’alimenter, tu vois. J’espère alors que, de ton côté, tu es fier de moi. J’aime à penser, en tout cas, que tu n’as pas à rougir de mes contributions. N’est-ce pas ? 

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