Naissance extrait 6

De se rendre compte que, malgré ses efforts pour aller mieux, la blessure archaïque en elle ne se refermait pas, Laurence ne put empêcher un spasme écœurant de surgir dans son estomac, et remonter lentement le long de son œsophage pour distiller, tel un serpent, son venin amer par petits coups de langue acerbe, puis d’inonder sa gorge avec violence, prenant le temps de macérer dans sa bouche et d’en tapisser les parois.
Ah, voilà d’où venait ce goût de saleté pénétrante.
Cauchemars. Dégoût.
Eh oui, j’ai eu une bite dans la gorge à quatre ans.
Le poison se transformait ensuite en colle pour lui clouer le bec.
«Ne dis rien, Laurence, personne ne doit savoir, sinon…»
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